The Secret Fire: Interview with Carina Rozenfeld and CJ Daugherty

Alchemy… the occult science devoted to matter transmutation, best known for the search for eternal life and the quest to turn lead into gold.

Now two authors, CJ Daugherty and Carina Rozenfeld have combined their talents and turned mere ink and paper into literary gold with their new book The Secret Fire.

The power of two does not end there today two blogs have two interviews about the creation of the novel. Read the interviews below in French and then follow the link to the English interviews at La Voix du Livre

I interviewed Carina Rozenfeld and my blog twin Tom of La Voix du Livre interviewed CJ Daugherty.

Bonjour Carina, bienvenue à l’interview The Secret Fire pour Teen Librarian et La Voix du Livre ! Mon binôme blogueur Tom a interviewé CJ donc tu es mienne pour toute la durée de cette interview (insérer une voix menaçante). Je te présente mes excuses pour mes lacunes en français et j’espère que les poser en Anglais ne posera pas de problème.
Carina
Ma première question que je pose à tous les auteurs que j’interviewe pour le blog est de les inviter à se présenter aux lecteurs, peux-tu s’il te plaît nous dire quelques informations sur toi ?

Quelque chose à mon propos ? Alors, je suis une écrivaine française. J’ai écrit environ 20 livres en France, pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Je suis aussi la mère d’un adolescent qui étudie les arts appliqués. Je vis à Paris avec lui et mes chats, pas très loin de la Tour Eiffel…

Est-ce que The Secret Fire est ton premier roman à quatre mains ?

Oui, c’est la première fois que j’écris un roman avec quelqu’un d’autre. J’ai écrit environ 20 livres seule et c’est un beau changement et une super expérience de pouvoir explorer d’autres façons d’écrire.

Comment c’était de travailler avec CJ ? Quels ont été les plus grands challenges auxquels tu as dû faire face dans ce travail collaboratif ?

Travailler avec CJ, c’est génial, drôle et facile. Ça aurait pu être vraiment difficile, mais à la fin, on a trouvé une façon d’écrire ensemble qui a parfaitement fonctionné. La partie la plus difficile a été la langue, sans aucun doute. C’est déjà difficile de trouver sa propre voix, sa propre façon décrire dans sa langue natale, alors vous pouvez imaginer comment ça a été difficile en Anglais ! Mais CJ m’a beaucoup aidé. Merci à elle !

Quelle a été la meilleure partie de cette expérience d’écriture pour toi ?

J’adore (j’utilise le présent car on est en train d’écrire le tome 2 en ce moment même) qu’on puisse échanger nos idées. Et j’adore attendre les chapitres qu’elle m’envoie, car je suis alors à la place du lecteur, puis prendre celle de l’écrivain pour lui permettre d’être la lectrice. C’est très motivant.

Est-ce que vous avez établi un plan scénaristique, une frise chronologie, pour être sûr que vos personnages restaient sur la bonne voie tout au long de l’histoire ?

Pas vraiment. Dans le premier livre j’ai écrit les chapitres sur Sacha, et CJ ceux sur Taylor, alors on savait toujours où les personnages en étaient dans l’histoire. Mais de temps en temps on décidait ensemble ce qui allait se passer dans les chapitres suivants.

Comment avez-vous séparé les scènes d’écriture ? Je suppose que tu as écrit celles sur Sacha et CJ a travaillé sur Taylor (ou je me trompe ?) Mais quand ils se rencontrent, comment avez-vous fonctionné ?

Oui, j’ai écrit les parties sur Sacha et CJ celles sur Taylor. Quand ils sont ensemble ou discutent ensemble, alors, quand c’était mon chapitre par exemple, CJ était libre de changer des choses, pour aller plus dans la profondeur de la pensée de Taylor, pour être plus proche de son personnage, et inversement.
J’ai un peu honte de dire que j’ai une connaissance très limitée des livres non-anglophones en YA ; peux-tu nous recommander quelques auteurs européens de YA que tu aimes ?
Je ne suis pas surprise. La plupart des écrivains français ne sont pas traduits en anglais, alors n’ayez pas honte. C’est vraiment dommage parce qu’il y a beaucoup d’écrivains européens particulièrement bons. Je pense à Charlotte Bousquet, Samantha Bailly, Yves Grevet, Christophe Lambert, Victor Dixen qui sont français et Cindy Van Wilder qui est belge. Je pourrais encore en mentionner beaucoup. La littérature française est pleine de trésors.

Qu’est-ce que ce travail t’a apporté dans ta vie personnelle et dans ta vie professionnelle ?

C’est une expérience incroyable. Dans ma vie personne, j’ai une nouvelle amitié avec CJ et j’ai réalisé un rêve, celui de publier un livre en anglais, parce que mon frère vit en Amérique et ma belle-sœur et toute sa famille sont américains. Je suis ravie de savoir qu’ils vont finalement pouvoir lire un de mes livres. Dans ma vie professionnelle, je peux maintenant savoir ce que c’est d’être un auteur « anglais ». Les choses ne sont pas les mêmes : sa façon de travailler avec son editor/publisher (Ndt : en anglais, le mot n’est pas le même. L’editor est celui qui s’occupe du travail éditorial tandis que le publisher est celui qui publie le livre – c’est un poste plus logistique et directorial), la façon dont son livre voyage dans le monde parce qu’il est en anglais.

Est-ce que The Secret Fire est ton premier livre disponible en anglais ?

Oui, et j’ai beaucoup d’optimisme sur la suite, quelques éditeurs anglais seront peut-être intéressés de traduire mes autres livres après celui-ci !

Quelques uns de mes éditeurs français sont en relation avec mon éditeur anglais Atom Books. Peut-être que quelque chose se passera un jour ?

J’ai eu une longue période d’intérêt en l’alchimie durant mes penchants gothiques adolescents, alors j’aurais aimé savoir si vous avez fait des recherches sur l’alchimie pour cette histoire ?

La plupart des recherches ont été faites par CJ, parce que son personnage est plus concerné par l’alchimie. Mais j’ai lu quelques choses sur ce sujet.

Vous avez décidé d’écrire une histoire fantastique. Pourquoi cela était-il important pour vous ?

La plupart de mes romans ont une trame fantastique. Alors j’était familière de ce genre. CJ, elle, voulait faire une histoire plus fantastique et paranormale que Night School donc ce genre nous est venu assez naturellement.

Crois-tu que les alchimistes peuvent vraiment transformer des matières en une autre forme ?

En fait, en un sens, ne sommes-nous pas des alchimistes quand nous allumons la lumière dans nos maisons ? On transforme quelque chose, de l’énergie, de l’électricité, en lumière…

Que penses-tu de la magie ?

J’adore les bonnes histoires avec quelque chose de magique dans celles-ci. Et quand je vois un magicien, je suis toujours étonnée par ce qu’ils sont capables de faire, et je veux croire que c’est possible ! Peut-être que c’est pour ça que j’écris des histoires avec tant de fantastique : j’aimerais que tout cela comme la magie, les extraterrestres, avoir des ailes, être le Phénix puisse vraiment exister…

Si tu étais alchimiste, que ferais-tu de tes capacités ?

M’aider à travailler plus vite ? Trouver un moyen de voyager super vite, comme la téléportation ? Sentir le monde autour de moi de façon plus forte ?

Penses-tu que le réalisme magique de votre histoire peut aider le lecteur à considérer les vrais problèmes auquel un jeune adulte est confronté dans notre monde ?

Je lis beaucoup de YA et je pense que dans tous les livres, peu importe le genre (fantasy, paranormal, SF, réalisme…), on a toujours une certaine résonnance avec les problèmes des jeunes adultes : devenir un adulte avec des responsabilités, choisir quel genre d’adulte on aimerait devenir. La relation au monde, aux autres, aux parents, les capacités qu’on a pour construire la personne qu’on va devenir, comment faire face aux changements auxquels on va être confrontés, la réalité de la vie et de la mort…

Peux-tu nous donner quelques informations sur le tome 2 ?

Je n’en suis pas sûre… Mais peut-être que je peux vous dire que vous allez en apprendre plus sur les alchimistes, et que vous allez rencontrer des créatures encore plus terrifiantes.

Merci beaucoup d’avoir répondu à cette interview !

Some People Are Dangerous

Bonjour CJ, bienvenue sur La Voix du Livre pour l’interview sur The Secret Fire ! Mon binôme blogueur Matt a interviewé Carina (nous échangeons nos auteurs locaux) !

www.darrenbrade.comEst-ce que tu peux nous dévoiler quelque chose à propos de toi ?

Je suis une ancienne journaliste qui travaillait sur des meurtres et aujourd’hui j’écris des romans !

Est-ce que The Secret Fire est le premier roman que tu as écrit à quatre mains ?

Oui, j’ai écrit seule tous mes autres romans.

Comment c’était de travailler avec Carina ? Quels étaient les plus gros challenges ? Et quel a été le meilleur moment de cette expérience littéraire ?

C’était vraiment génial ! On se motivait mutuellement. Quand on a commencé à travailler sur The Secret Fire, on l’appelait « Le livre aux deux cerveaux ». On a décidé qu’il serait deux fois mieux que n’importe quel livre qu’on a écrits chacune de notre côté.
Ce qui a été le plus compliqué a été de décider comment nous allions procéder. Est-ce que nous devrions Skyper tous les jours ? Est-ce que nous devrions partager toutes nos idées avant de les écrire ? Mais finalement nous avons mis en place un système de chapitres alternés, et ça s’est bien mis en place.

Est-ce que vous aviez prévu ensemble la chronologie de l’histoire pour être sures que vos personnages restent sur la bonne voie durant tout le roman ?

Non, pas au début. On écrivait simplement les chapitres comme ils venaient. Mais quand l’intrigue s’est vraiment développée, c’est devenu nécessaire d’organiser la suite. Nous avons donc décidé ensemble de ce qui allait arriver et nous avons ensuite écrit le reste de nos chapitres. Et pour le second tome, nous avons un synopsis détaillé et nous essayons plus ou moins d’y rester fidèles.

Qu’est-ce que ce travail vous a apporté, dans votre vie professionnelle mais aussi personnelle ?

Ca a supprimé la solitude du travail d’écriture. J’avais un retour immédiat sur mon travail. J’envoyais un chapitre à Carina dans la matinée et elle me répondait le plus souvent dans les heures qui suivaient. Et j’adorais lire ses chapitres, c’était comme avoir un petit cadeau chaque jour.

Est-ce que vous avez dû effectuer beaucoup de recherche sur l’alchimie ?

ENORMEMENT. J’ai lu des traductions de livres d’alchimie du XVe siècle et j’ai étudié les inventions et l’imaginaire de l’alchimie. Et le titre de notre roman est emprunté à un célèbre texte du XVIe siècle sur l’alchimie.

Pourquoi est-ce que c’était important pour vous de créer une intrigue fantastique ?

Je n’avais jamais écrit de fantasy avant et j’avais envie de voir tout ce qu’on peut faire quand les lois de la physique ne s’appliquent plus à vos personnages et que vous pouvez aller au-delà des limites. Lorsque nous écrivons de la fantasy, nous ne somment pas limités.

Est-ce que vous croyez que les alchimistes pouvaient transformer une substance en une autre ?

C’est ce que nous faisons toute le temps à notre époque. Nous transformons le fer ou le minerai en acier, le plastique en tissus.
Et le plastic vient du pétrole. Quand on assemble deux molécules, on peut créer quelque chose de complètement différent. Associe le sodium et le chlorure, tu crées du sel de table. Notre monde est plein de transformations et les alchimistes étaient juste en avance sur leur temps. Après tout, l’alchimie c’est 90% de la science et seulement 10% de magie. Et est-ce que tu ne crois pas aux 10% de magie ?

Quel est ton point de vue sur la magie ?

J’aimerais être une sorcière, est-ce que c’est trop demander ?

Si tu avais des compétences en alchimie, qu’est-ce que tu aimerais faire ?

J’aimerais faire de belles choses, rendre les gens heureux, donner à mes amis tout ce qu’ils veulent. Et aussi, agrandir ma maison.

Est-ce que tu penses que le mélange de magie et de réalisme de votre roman peut aider les lecteurs à voir les problèmes réels auxquels les jeunes adultes sont confrontés dans le monde ?

Dans le roman, Sacha meurt alors qu’il vient juste d’avoir 18 ans. Je pense qu’il est juste de dire que quand on est jeunes, les 18 ans peuvent symboliser la fin de la jeunesse et le début intimidant d’une vie d’adulte. Ce livre parle du désir de survire à 18 ans et montre les incroyables possibilités qu’apporte le futur. Ce livre montre également à quel point la science peut être géniale. Donc, je contribue à ma manière pour éduquer les jeunes ?
Est-ce que vous avez le droit de nous donner quelques indices sur le deuxième tome ?

Le tome 2 commence trois semaines avant les 18 ans de Sacha. Ils sont sur le point de découvrir qui est le Dark practitioner et pourquoi il est passé de l’alchimie à la démonologie. Le temps file mais Taylor devient plus fort.

Est-ce que tu peux nous dire quels autres auteurs français et anglais de YA tu apprécies ?

Evidemment, je recommande tous les livres de Carina Rozenfeld, en particulier Phaenix, elle est une auteure formidable !
J’adore également Cindy Van Wilder, qui est belge mais qui écrit en français. Elle a par exemple écrit Les Héritiers et La reine des neiges.

Et dans les auteurs anglais ou américains, j’adore Holly Bourne (Am I Normal Yet ?), Mel Salisbury (The Sin Eater’s Daughter) et Cassandre Clare (The Mortal Instruments) et plein d’autres encore !

All my thanks go to Tom & his girlfriend for the rapid translation of these interviews from English into French!

One Thought on “The Secret Fire: Interview with Carina Rozenfeld and CJ Daugherty

  1. Pingback: The Secret Fire blog tour | Le blog de Carina Rozenfeld

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